La Plume de Giacometti

Les Vanupieds (1) :                Les Vanupieds (2) :             Les Vanupieds (3) :      
Les Vanupieds (4) :                Les Vanupieds (5) :             Les Vanupieds (6) : 
Les Vanupieds (7) : là               Les vanupieds (8) :              Les Vanupieds (9) : 
Les Vanupieds (10) :              Les Vanupieds (11) :
           Les Vanupieds (12) : 
Les Vanupieds (13) :              Les Vanupieds (14) :           Les Vanupieds (15) : 
Les Vanupieds (16) :               Les Vanupieds (17) :            Les Vanupieds (18) : 
Les Vanupieds (19) :               Les Vanupieds (20) :           Les Vanupieds (21) : 
Les Vanupieds (22) :            Les Vanupieds (23) : là          Les Vanupieds (24) : 
Les Vanupieds (25) :            Les Vanupieds (26) :

Consterné, Adam se leva et partit à la recherche des deux planches demandées par sa sœur.

France respira profondément, essayant d’apaiser les battements furieux de ses tempes et la douleur lancinante qui lui dévorait la jambe. Ses paupières se refermèrent, l’espace d’un court instant. Elle avait l’impression très désagréable de flotter. La fièvre sans doute. Envie de dormir. Se laisser aller et avoir la paix. Mais elle réagit, parce que le souffle apeuré de sa petite sœur lui parvenait distinctement :

« Alissa ?

- Oui ? Répondit la blonde enfant aussitôt.

- Je… je dégouline… Tu veux bien essuyer mon… mon front ? »

Alissa trempa le fond de sa robe d’eau et le lui passa doucement sur le visage. France savoura la fraîcheur sur la peau brûlante de ses joues, gardant son regard brillant dans celui de sa petite sœur visiblement en proie à une grande détresse:

« Tu as très mal ? » Lui demanda cette dernière.

France ne répondit pas de suite. Elle voulut se redresser sur ses coudes. Alissa s’empressa de l’aider et l’obligea à s’appuyer contre sa poitrine. En temps normal France se serait dégagée avec agacement mais là, elle était à bout de force et trouvait particulièrement réconfortant la tendresse qu’Alissa lui témoignait. Une seconde, elle écouta son cœur battre…

« Tu as très mal ? Interrogea la fillette à nouveau.

- Oui, marmonna France, mais… mais ça va passer… bientôt…

- Tu ne pourras pas marcher avant longtemps alors ? »

France inclina la tête, trop fatiguée pour ouvrir la bouche.

« Qu’allons-nous faire ? Bredouilla Alissa. Rester ici ? Et s’ils nous retrouvent ? Qu’allons-nous faire, France ? »

L’aînée l’observa. Alissa était livide, terrorisée.

« Pas de raisons… qu’ils nous retrouvent ! Ils ne savent pas… Ils nous croient hors de la ville…

- Tu le penses vraiment ?

- Oui… »

France fut presque heureuse malgré sa souffrance de voir son joli visage s’illuminer.

« Tu vas vite guérir, n’est ce pas, France ? Demanda l’enfant encore.

- Mais oui… »

Il y eut un instant de silence. France referma les yeux, épuisée.

« Nous ferons tout pour que tu guérisses ! » Affirma Alissa tout à coup.

France entrouvrit les paupières et croisa son regard bouleversant de certitude.

« Tout, tu verras. Nous avons tant besoin de toi, Adam et moi ! Tu le sais, hein ? Adam et moi… nous avons tant besoin que tu sois là ! Alors nous t’aiderons à guérir, et si tu ne fais pas d’efforts pour, et bien nous t’y forcerons ! Tu dois guérir, tu dois guérir très vite ! »

France eut soudain une irrésistible envie de fondre en larmes. Elle détourna aussitôt la tête, luttant contre ce qu’elle considérait comme une faiblesse ridicule et stupide. Si une larme franchit malgré tout le barrage de ses longs cils noirs, elle fit son possible pour qu’Alissa ne s’en aperçoive pas
 

Jeu 4 fév 2010 17 commentaires
Bonjour
Ta jolie plume est partie sur les chemins d'une histoire qu'il va falloir que je reprenne depuis le début, car là je tombe sur un passage où une enfant est malade, et je ne sais pas pourquoi. Je vais donc prendre tout mon temps dès que je le peux. Après mon séjour en Espagne il me semble que je suis toujours en vacances dans ma tête. Je vais donc me secouer peu à peu pour reprendre mes visites...
Que ta journée soit agréable
Sonia
sonja - le 04/02/2010 à 05h54
C'est beau l'amour et la tendresse d'une soeur...
perfecta - le 04/02/2010 à 06h41
Uns sacré force de caractère !!! Bises !
patriarch - le 04/02/2010 à 09h45
Décidément, ce sera difficile, mais ils sont trois et armés de leur amour fraternel, ça devrait s'arranger... je l'espère !
Quichottine - le 04/02/2010 à 10h22
TOC TOC BONJOUR...MERCI DE TON PASSAGE..
TU VOIS HIER GRAND SOLEIL... AUJOURD HUI GRISAILLE....
BONNE CONTINUATION   BISES....
gilliane - le 04/02/2010 à 10h38
Elle est bien courageuse cette petite France mais hélas même avec les planchettes que son frère doit lui apporter je doute qu'elle puisse marcher .Je pense que là ils sont dans la panade y aura t'il un bon samaritain qui passera par là?
Soyons optimiste et croisons les doigts .Bonne journée Bises
lianne - le 04/02/2010 à 11h16
ce n'est pas une bonne idée pour moi de lire ton livre sur l'ordi ...je vais penser à l'acheter plutôt...je préfère les pages de papier ...Vraiment!
bises de bretagne
edith de bretagne - le 04/02/2010 à 13h52
Un épisode bien touchant, mais je ne vois pas comment ils vont s'en sortir sans aide.
Solange - le 04/02/2010 à 17h18
Venez participer au concours de poésies organisé en ce moment par l'association :
La baie en poésie
et gagnez des cadeaux .

http://delabaiealahague.unblog.fr

merci de diffuser largement à travers vos jolis mots notre lien.
http://delabaiealahague.unblog.fr - le 04/02/2010 à 18h49
Je ne vois pas comment ces enfants vont faire pour se sortir  de cette situation difficile sans aide extérieure. C'est triste tout de même, l'aînée qui doit souffrir en silence...
Bonne soirée 
Santounette - le 04/02/2010 à 20h20