La Plume de Giacometti
Les Vanupieds (4) : là Les Vanupieds (5) : là Les Vanupieds (6) : là
Les Vanupieds (7) : là Les vanupieds (8) : là Les Vanupieds (9) : là
Les Vanupieds (10) : là Les Vanupieds (11) : là Les Vanupieds (12) : là
Les Vanupieds (13) : là Les Vanupieds (14) : là Les Vanupieds (15) : là
Les Vanupieds (16) : là Les Vanupieds (17) : là Les Vanupieds (18) : là
Les Vanupieds (19) : là Les Vanupieds (20) : là
Avec l’argent de Lewis, France décida d’acheter de quoi les chausser dans le prochain bourg.
« Je refuse de m’habiller avec l’argent qui a servi à acheter Abby ! » Jeta Alissa avec colère.
Blanche de rage, France la gifla :
« Je ne veux plus t’entendre ! Cria-t-elle, en perdant toute retenue, le regard terrifiant. J’ai assez de soucis comme ça pour supporter que tu en rajoutes encore. Alors tu la fermes et tu me fiches la paix ! »
Alissa se mit à pleurer et Adam, navré, vint passer un bras autour de son cou.
« Nous achèterons de quoi nous mettre aux pieds dans la prochaine ville, répéta l’aînée, incapable de contrôler les tremblements de sa voix. J’ai décidé ! »
Tout le long de leur marche, Adam ne sut comment être à la fois le grand frère affectueux et compréhensif d’Alissa et le cadet loyal et dévoué de France. Les deux sœurs ne se parlèrent plus, ne se regardèrent plus, s’ignorèrent complètement. La brune fillette avançait vite, tendue, crispée au paroxysme de ce qui pouvait être certainement supporté par une enfant de son âge. Et Adam n’osait l’approcher, impressionné par l’expression incroyablement féroce de ses traits marqués. Alissa marchait derrière, la tête basse, visiblement très abattue. Mais elle appréciait la présence réconfortante de son frère. Alors Adam resta à son côté, plus à l’aise, bouleversé par la solitude dans laquelle s’enfermait obstinément leur aînée. Elle cheminait devant, la tête haute, sans avoir l’air de se préoccuper de ce qui se passait autour d’elle.
Bientôt, ils arrivèrent en vue d’une rivière qu’enjambait un pont en pierres taillées. Des saules pleureurs balançaient langoureusement leurs branches au dessus de l’eau claire, formant entre les troncs et le rivage sablonneux de minuscules criques ombragées. Ce fut sous l’une d’entre elles, la plus grande et la plus accessible, que France s’arrêta.
Adam et Alissa, enchantés de se reposer enfin, s’allongèrent l’un à côté de l’autre dans l’herbe humide. Taquin, le garçon chatouilla la fillette blonde qui se rendit aussitôt. Et ce fut le début d’une joyeuse lutte entre eux deux, entrecoupés de grands fous rires et de petits cris de protestation.
France partit s’agenouiller au bord de la rivière et s’aspergea le visage d’eau. Avec délice, elle laissa longtemps les gouttes fraiches ruisseler sur sa peau brune, les yeux levés vers les feuilles argentés au dessus d’elle. Elle les entendait chahuter dans son dos. Sans doute aurait-elle pu se joindre à eux et partager un bon moment d’innocence. Mais la tristesse était plus forte, l’envahissant inexorablement et lui donnant envie de pleurer. Elle baissa la tête et contempla longuement son reflet dans l’eau limpide.
Il avait l’air si dur, si sévère, ce petit visage. L’image était floue, brisée. Pourquoi ne souriait-elle plus ? La balafre… Oui, c’était la balafre qui la rendait aussi farouche, aussi cruelle. Saisie de colère, France plongea les mains et le reflet disparut dans les remous. Elle ferma les paupières et ses épaules s’affaissèrent. C’était trop difficile. Allan… Abby… Qui serait le prochain ? Adam ? Alissa ? Etait-il possible qu’ils soient ainsi condamnés à se séparer tous ? Quelle faute payaient-ils ainsi ?
Et tout cela à cause du père et de la mère.
Les doigts de France se crispèrent violement sur le sable. Elle les haïssait et un jour leur rendrait au centuple ce qu’ils étaient obligés d’endurer. Oui, elle en faisait le serment. Personne ne s’en prenait impunément à elle ou à ceux qu’elle aimait.
Elle contempla la campagne verdoyante qui s’étendait à perte de vue de l’autre côté de la rivière. Qu’allait-il trouver sur leur chemin ? Comment éviter de nouvelles séparations ? Elle ferait tout ce qu’elle pourrait pour les garder auprès d’elle. Adam, Alissa… Mais était-elle maître de leur destinée à eux trois ? Elle voulait vraiment croire de toutes ses forces que c’est parce qu’elle l’aimait qu’elle avait laissé sa petite sœur à la duchesse.
Tant que tu te souviendras de qui tu es, nous nous retrouverons, songea-t-elle, je t’en prie, n’oublie jamais ton nom, Abby Célone, jamais.
Elle se connaissait suffisamment pour savoir qu’elle se séparerait aussi d’Adam et d’Alissa si pour leur survie ou leur bonheur, elle devait les éloigner de son chemin. Elle, elle voulait voir la mer, peut-être même fouler de son pied le sol du pays dont elle portait le nom. Fût-elle seule à marcher sur les routes.
Et Andréa ? Alexandre ? Ann ? Qu’étaient-ils devenus ? Comment savoir maintenant ? Elle ne pouvait plus revenir en arrière. C’était impossible. Tant de chemin avait été parcouru ! Leurs pas se croiseraient à nouveau un jour, elle en était persuadée. Quoiqu’il se passe, ils se retrouveraient tous un jour. Oui.

Le 1er janvier est l’occasion pour chacun d'entre nous de souhaiter à ses proches et à ses amis une année remplie de bonheur, de santé, de prospérité et de réussite. C’est la formule consacrée et eternelle . Ces vœux de Bonne Année 2010 sont un gage de sincérité, d’amour, d’amitié ou encore d’estime que je porte à chacun d'entre vous sur vos blogs. Je ne vais pas recommencer le beau discours fait précédemment avec mes vœux pour les fêtes de Noel, même si celui-ci reste d’actualité. Une semaine après, les choses n'ont pas changé et je vous aime toujours autant ! A que coucou dirait Jojo , y a t'il quelqu'un qui m'aime ici ce soir ... Ceux qui n'auront pas encore lu cet article sur mes vœux de bloggopote virtuel peuvent se rattraper avec le LIEN ici présent. Pour les autres qui l'ont déjà lu, je suis toujours de tout cœur avec vous (et avec votre esprit) et nous continuerons à vivre, à voir, à écouter, à respirer et à apprécier nos blogs respectifs comme la veille du jour de l'an. On va continuer à payer nos impôts , notre facture d'eau , de téléphone , d'électricité , l'assurance de la voiture qui pour certains d'entre nous,nous mène au travail et dont l’essence retombe dans l’escarcelle de ceux qui nous prennent déjà des impôts. On ne sera toujours pas augmenté , le loyer ne va pas baisser , c'est toujours les mêmes qui font les lois , on continue toujours à polluer la planète en se disant qu'il faut faire quelque chose, on se fait la guerre au nom d'idoles qui ne chantent même pas un bon vieux Rock & Roll , les interdits se multiplient . A ce propos faites attention quand vous prenez une photo, la poubelle devant la porte d'entrée peut etre l'oeuvre d'un grand artiste (enfin ! qu'il croit etre) Cherchez bien sur le site de l'INPI si vous pouvez utiliser votre pseudo sur votre blog .... et je pourrais continuer à vous saouler avec mes propos pendant encore plusieurs minutes comme cela , je suis sur que vous préferez boire plusieurs bons verres de Dom Perignon à la place. Tout cela pour vous dire qu'au calendrier (celui du facteur) ce sera peut-être une nouvelle année ,mais la seule chose qui compte vraiment pour moi, sera de vous savoir tous en bonne santé !! Le premier janvier est une autre journée qui est la suite logique,tragique, dramatique ou sympathique de la précédente ...
Merci d’avoir bien voulu lire mes embrouilles littéraires ou je me suis souvent mélangés les conjugaisons, les terminaisons et les déclinaisons…… Puis enfin , je vais continuer mon chauvinisme sans egal pour le "pais Nissart" dans mes futurs articles. Merci de votre patience.
Bonne année à tous
Pat (biker06)
Bon réveillon et aussi année 2010. Comme à tous, nous te souhaitons la santé, car souvent, le reste en découle.
Bises de nous deux. (Eliane doit-être de retour ce jour.)
... mais je suis sûre également qu'ils seront tous réunis au bout du voyage. Même Abby les retrouvera.
Mais entretemps, je sais qu'il y ayra sans doute bien d'autres péripéties dans ton histoire.
Je t'embrasse, Plume, et te souhaite un très bon réveillon.
Que la nouvelle année soit excellente pour toi et les tiens !
Déjà, je me suis régalée en parcourant tes derniers articles !! les Vanupieds me manquaient !!
Et j'espère être plus présente à l'avenir...
à bientôt !!
mais se retrouveront-ils ???
bISOUS
Bonne fin de dimanche.
A l'année prochaine