La Plume de Giacometti
J'ai pris ma plume pour raconter,
Et ne pas oublier.
Tu sais,
Ma mémoire est éphémère,
Un simple miroir où, passagère,
Où, singulière
Mon image s'efface,
Et ma pensée s'égare.
Tu vois,
J'ai pris ma plume pour laisser une trace,
Pour que tu comprennes plus tard
Combien dans ses yeux amoureux,
J'ai compté de jours heureux.
Tu entends ?
J'ai pris ma plume pour te dire,
Sur ma page insensible à l'oubli
C'est de ce doux vertige,
Que tu naquis
Toi, un lundi, toi, un vendredi.
Tu comprends,
J'ai pris ma plume pour qu'elle te parle
Mieux que ma voix, elle saura
Avec une grande douceur
Et beaucoup de bonheur
Ancrer tout au fond de toi
Notre belle histoire ...
Tu souris ?
Je vais t'écrire mon doux secret,
Ce secret que seule ma plume connait.
J'aime.
Et je suis aimée.
Je suis vieille
Mais rien n'a changé ...
Ma plume le sait.
Et maintenant, tu le sais aussi.
Toi, ma fille, toi, mon fils.
Bonne journée à toi !
fécondes qui chevauchent tous les continents...
A: SAIDI Hamid
Madame, je suis épris
Amant de toutes les beautés
Mon cœur enseveli
Gît dans une autre dimension
Avec comme épitaphe éternelle
" Il aime sans être aimé..."
Amour, ce mot me fait frémir
Glace le reste de mon sang
Dans des veines ingrates
Dont le débit ne fait que se rétrécir
A longueur des années
Madame, tu vois mon errance...
La vie m'est sarcastique
Comme l'est le convoi de l'indifférence
Je n'ose plus aimer...
Je suis lié à la timidité du sort
Tout affrontement reste à l'écart
Et je souris de cette hantise
Ma nuit n'est point frileuse...
Je vis à la dérobée des regards
Dans un âtre désolé
Murmure quelques débris
Et je souris de cette tragédie
Le feu qui consume les écrits
Me permet de m'évader
De réchauffer un peu
Mes membres engourdis
Mon cœur abandonné à la terre
Et cette lente fureur de l'âtre
Eclaire le reste de mon abri
Mes yeux sortent de l'ombre
Visitent les cavernes de mon regard
Et nous sortons de cette léthargie
Madame, je suis de nouveau épris
Cette fois d'une unique beauté
Celle qui vit à mes côtés
Celle qui ne me quitte jamais
Celle qui ne cesse de me chuchoter
je suis à toi...!
Cette idole tant vénérée
N'est autre qu'une... plume
Qui me sert d'avirons
Pour ramer dans tous les océans de la... pensée
© * Kacem Loubay *
Khenifra (Maroc)
Vendredi 14 Juin 2002
Le poète de l’autre rive
bises plume
Un éternel amour de maman..
Merci Plume pour cet instant précieux.
Bisous
Bonne ascension ensoleillée
Eglantine : http://quaidesrimes.over-blog.com
Martine : http://www.cergyrama.com