La Plume de Giacometti


J'ai pris ma plume pour raconter,

Et ne pas oublier.

Tu sais,

Ma mémoire est éphémère,

Un simple miroir où, passagère,

Où, singulière

Mon image s'efface,

Et ma pensée s'égare.

Tu vois,

J'ai pris ma plume pour laisser une trace,

Pour que tu comprennes plus tard

Combien dans ses yeux amoureux,

J'ai compté de jours heureux.

Tu entends ?

J'ai pris ma plume pour te dire,

Sur ma page insensible à l'oubli

C'est de ce doux vertige,

Que tu naquis

Toi, un lundi, toi, un vendredi.

Tu comprends,

J'ai pris ma plume pour qu'elle te parle

Mieux que ma voix, elle saura

Avec une grande douceur

Et beaucoup de bonheur

Ancrer tout au fond de toi

Notre belle histoire ...

Tu souris ?

Je vais t'écrire mon doux secret,

Ce secret que seule ma plume connait.

J'aime.

Et je suis aimée.

Je suis vieille

Mais rien n'a changé ...

Ma plume le sait.

Et maintenant, tu le sais aussi.

Toi, ma fille, toi, mon fils.



Jeu 21 mai 2009 32 commentaires
Emouvant cette lettre poème à tes enfants.... à qui tu lègues le bonheur.
Bonne ascension ensoleillée
Eglantine : http://quaidesrimes.over-blog.com
Martine : http://www.cergyrama.com
Eglantine - le 21/05/2009 à 07h57
que d'émotions.....
Bonne journée à toi !
perfecta - le 21/05/2009 à 08h15
Bonjour Plume!
patricia11 - le 21/05/2009 à 09h23

Je joins ce texte pour exprimer ma reconnaissance à ces plumes
fécondes qui chevauchent tous les continents... 

LA PLUME

                       A: SAIDI Hamid

 

Madame, je suis épris
Amant de toutes les beautés
Mon cœur enseveli
Gît dans une autre dimension
Avec comme épitaphe éternelle
" Il aime sans être aimé..."

Amour, ce mot me fait frémir
Glace le reste de mon sang
Dans des veines ingrates
Dont le débit ne fait que se rétrécir
A longueur des années
Madame, tu vois mon errance...

La vie m'est sarcastique
Comme l'est le convoi de l'indifférence
Je n'ose plus aimer...

Je suis lié à la timidité du sort
Tout affrontement reste à l'écart
Et je souris de cette hantise
Ma nuit n'est point frileuse...

Je vis à la dérobée des regards
Dans un âtre désolé
Murmure quelques débris
Et je souris de cette tragédie
Le feu qui consume les écrits
Me permet de m'évader
De réchauffer un peu
Mes membres engourdis
Mon cœur abandonné à la terre
Et cette lente fureur de l'âtre
Eclaire le reste de mon abri
Mes yeux sortent de l'ombre
Visitent les cavernes de mon regard
Et nous sortons de cette léthargie
Madame, je suis de nouveau épris
Cette fois d'une unique beauté
Celle qui vit à mes côtés
Celle qui ne me quitte jamais
Celle qui ne cesse de me chuchoter
je suis à toi...!

Cette idole tant vénérée
N'est autre qu'une... plume
Qui me sert d'avirons
Pour ramer dans tous les océans de la... pensée

 

© * Kacem Loubay *

Khenifra (Maroc)

Vendredi  14 Juin 2002

Loubay_k@yahoo.fr

Le poète de l’autre rive

 

kacem_loubay - le 21/05/2009 à 10h48
MAGNIFIQUE ! Merci beaucoup
Plume
hummm tu viens de me donner la chair e poule , merci  pour ce tres beau texte
bises plume
Canelle56 - le 21/05/2009 à 10h54
C'est vraiment très émouvant. Ta plume a effleuré mon coeur. L'amour que l'on a pour ces enfants est si intense qu'il est difficile de trouver les mots justes. Tu as su le faire. Bravo!
enriqueta - le 21/05/2009 à 11h35
Et quand la plume parle d'amour, alors elle fait pour les coeurs qui la lisent, un éternel moment posé sur leurs battements..
Un éternel amour de maman..
Merci Plume pour cet instant précieux.
Bisous
Charlie - le 21/05/2009 à 16h56
 joli texte touchant!!BISOUS FAN
FAN - le 21/05/2009 à 17h49
Une plume trempée dans l'encre de l'émotion...
~~Kri~~ - le 21/05/2009 à 18h01
C'est beau, les choses du coeur...
marlou - le 21/05/2009 à 19h13