La Plume de Giacometti


Quand s’installe la nuit,

Je suis assise à ma table,

Ma plume dans ma main brunie,

Et les yeux dans le vague.

J’ai vraiment perdu l’habitude

De tracer indéfiniment

Des mots criant d’incertitude,

Et des phrases sans sens.

Ma plume séance tenante,

Remplit ma page blanche,

De choses qu’on ne dit pas,

Parce que ça ne se fait pas !

Elle se fiche de tout ça,

N’ayant comme manières

Que la sincérité de son âme

Et comme frontières

La générosité de sa marque !

Elle me fait gentiment savoir,

En virevoltant joyeusement

Sur la feuille trop étroite,

Qu’il est grand temps

Pour elle et pour moi,

D’offrir autour de nous

L’éternité de l’amour !

Ils ont tout oublié, me dit-elle,

A trop se regarder le nombril

Ils en méprisent l’essentiel !

Mettons-nous illico à écrire !

Qu’ils sachent : nous, les poètes

Fixerons toujours dans leur vie,

La gaieté et la tendresse !

Je la laisse faire.

Elle court à perdre haleine

Jamais ne renonçant

A émerveiller ses paires,

De ses rimes triomphantes !

Je la laisse faire,

Et je cours avec …

 

 

« La poésie est cette musique que tout homme porte en soi »

 William Shakespeare


 


 

Mer 23 jui 2008 31 commentaires
Et ta plume a bien raison et fait ça magnifiquement. Bizzzzzzzzzzzzz
JOe - le 23/07/2008 à 08h08
J'aime ces mots que l'on ne dit pas, mais qui peuvent s'écrire et crier sur la page.
Quichottine - le 23/07/2008 à 09h14
vraiment bien écrit!
bon mercredi plume
carole - le 23/07/2008 à 09h41
Dommage que je n'en ai pas le don !!!  Bises !
patriarch - le 23/07/2008 à 09h42

Ce sont les vertus de l’écriture. Si tout ne peut se dire, tout peut s’écrire, même si tout ne peut se lire.

Mary J'Dan - le 23/07/2008 à 11h28
Bonjour CORINNE,
Je t'ai envoyé mon courrier.
Les vacances sont là, l’été est enfin arrivé de façon stable, et moi j’ai l’esprit au farniente avec baignades, faire le lézard au soleil, siroter une boisson fraîche à l’ombre des peupliers qui bordent la rivière, bref RIEN FAIRE à part jeter un œil attentif sur les petits-enfants qui jouent près de moi. De bons arguments pour te demander de bien vouloir excuser ma présence assidue pour la bonne cause, l’été nous invite à la « flemmardise ». Alors je pense à tous mes amis blogueurs et visiteurs, je culpabilise un peu (si, si, c’est vrai !) mais je prends les petits bonheurs de la vie au moment où ils passent sans pour autant oublier que beaucoup d’entre vous ont répondu présents quand, poursuivie en Justice par une personne croyant s’être reconnue dans une histoire que je racontais, mon moral était plombé. Alors ce com pour demander de bien vouloir m’excuser par avance de mon manque d’assiduité, et pour t’adresser d’amicales pensées. Stella
stella - le 23/07/2008 à 11h31
Elle est très bien, ta plume !
Irène - le 23/07/2008 à 11h33
Jolie poésie comme tu sais si bien les écrire
Amitiés, Flo
Flo-Avril2 - le 23/07/2008 à 13h04
Laisse-la faire, elle court bien joliment ta plume!
Amitiés
katherine - le 23/07/2008 à 13h40
C'est vrai qu'elle court !
Plume
hummm tres beau!!! bises plume
canelle56 - le 23/07/2008 à 14h55
Bisous
Plume