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France lui jeta un regard aigu, à nouveau sur la défensive.
« C’est l’asile de tous les enfants perdus, expliqua Sœur Mérédith, nous les recueillons et…
- Nous ne sommes pas des enfants perdus ! Interrompit France d’un ton sec.
- Tu as besoin de soin, ne l’oublie pas. As-tu pensé à ce qui pourrait leur arriver si tu n’étais plus là ?
- Oui.
- Est-ce que tu sais que tu peux en mourir d’une blessure comme la tienne si elle ne reçoit aucun vrai soin ? »
France frémit mais ne releva pas. Alissa poussa un cri :
« Non ! Non ! Tu ne vas pas partir, hein ? Tu ne vas pas partir comme Allan ?
- Mais non ! Bien sûr que non ! S’exclama France aussitôt, le cœur battant. Calme-toi ! Je ne vais pas partir comme Allan ! »
Elle s'irrita après la religieuse :
« Vous êtes contente ?
- Tu ne peux pas te fermer les yeux, France. Insista cette dernière sans se départir de son calme et de sa douceur. Pas plus que tu ne peux leur cacher la vérité. Je ne te dis pas de rester à la fondation toute ta vie mais au moins le temps nécessaire à ta guérison. Tu comprends ? »
France serrait les dents, révoltée. Mais Adam posa une main sur son épaule, désespéré :
« France…
- Pense à eux ! Continua Sœur Mérédith, satisfaite d’avoir trouvé la seule raison sans doute qui puisse influencer l’enfant au farouche caractère. Si tu ne veux accepter pour toi, au moins fais-le pour eux ! »
France demeura silencieuse un long moment, le souffle rauque, fixant rageusement l’inconnue sous ses épais sourcils bruns. Elle détestait être prise au piège. Et elle s’en voulait amèrement de ne pas l’avoir vu venir. La jeune femme souriait toujours, avec une extrême chaleur. France finit par se détendre un peu, consciente qu’elle ne résoudrait pas le problème pour l’instant et qu’avant tout elle devait protéger son frère et sa sœur.
« D’accords, nous venons avec vous. »
Le sourire de la religieuse s’élargit de contentement. Mais France se détourna et enveloppa Alissa et Adam d’un regard apaisant et serein. Même si dans le fond, elle était bien loin de partager le soulagement qu’elle voyait sur leur visage. Elle n’aimait pas du tout cette situation, trop semblable dans son déroulement à celle qui leur avait enlevé Abby.
France baissa les yeux et crispa ses mains sur la toile rugueuse de son vêtement. Elle espérait de toutes ses forces ne jamais regretter d’avoir accepté…
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Je file à la suite... un privilège pour les retardataires.
Je pense qu'ils ont raison de la suivre mais ....... après
bon ok j'attends la suite
bisous
Enfin France devient raisonnable au moins pour son frère et sa soeur pour la suite elle avisera .Bonne soirée Bises
Tout ne dépend pas d'elle.
Bonjour Corinne!
Tu t'inspires de faits réels et personnels où est-ce ton imagination ?
Mon imagination galopante...
J'ai parcouru des listes et retenus ceux qui me plaisaient, en fonction de l'endroit où je situe mon roman en terme de temps et d'espace.
Je continue à lire avec plaisir. Elle semble être digne de confiance la religieuse. Bises
C'est vrai aussi qu'en ce temps, les religieuses fournisaient aussi des enfants ou de la main d'oeuvres aux familles aisées !!
Bises et beau dimnche
Bonjour
Des mots qui nous entrainent sur la route d'une histoire que l'on lit certainement avec beaucoup de plaisir. Quelle facilité dans ta plume. Il faut avoir de la suite dans les idées pour mettre en place un récit.
Une faculté absolument étonnante
A un autre jour et bonne journée
Sonia
c'est un très beau partage
un texte qui se laisse lire
passe une très belle nuit
bise
J'espère qu'elle ne regrettera pas d'avoir suivi Meredth ! Bisous
Elle n'a pas l'air méchante cette religieuse.
J'espère que les enfants vont être bien soignés
clem