Partager l'article ! Les Vanupieds (25): Les Vanupieds (1) : là Les Vanupieds (2) : l ...
Alissa et Adam détalèrent à toutes jambes tandis que les pièces volaient dans toutes les directions et s’éparpillaient sur les pavés. Les garçons se ruèrent dessus en jurant et en se bousculant.
France en profita pour rejoindre à toute vitesse son frère et sa sœur, et les entraîna dans une rue aux maisons délabrées. Au moment où, à toute allure, ils s’élançaient vers l’avenue, un grand cri retentit :
« Ils ont des sacs ! Après eux ! »
Soucieuse, France accéléra, consciente de la nécessité de fuir au plus vite, serrant de près son frère et sa sœur qui courraient à perdre haleine devant elle. La bande s’était lancée à leur poursuite. France l’apercevait loin derrière eux quand elle jetait des coups d’œil anxieux par-dessus son épaule. Elle cavalait aussi vite qu’elle le pouvait mais s’essoufflait singulièrement et Adam et Alissa la distançaient de plus en plus.
Ces derniers ralentirent pour l’attendre :
« Vite ! S’impatienta Adam, affolé. Vite !
- Courrez ! S’irrita France. Courrez sans vous retourner ! Allez ! »
Elle comprenait qu’elle ne tiendrait pas ce rythme encore longtemps. La faiblesse qui la submergeait dans cette folle course l’agaçait plus qu’elle ne l’inquiétait. La prise de conscience aidant, elle cherchait, haletante, comment mettre son frère et sa sœur à l’abri lorsque ses jambes se dérobèrent soudain sous elle. Elle poussa une exclamation de surprise et s’étala de tout son long, heurtant assez rudement les pavés glissant de la rue.
Adam et Alissa s’arrêtèrent net et rebroussèrent chemin afin de l’aider. Avant que France, très secouée par sa chute, n’ait eu le temps de reprendre ses esprits, ils l’avaient empoignée et voulurent la relever. Aussitôt qu’elle posa son pied sur le sol, France ne put retenir un cri et devint livide, le souffle coupé par la douleur qui irradia dans toute sa jambe.
« France ! France ! Balbutia Alissa. Qu’est ce qu’il y a ? Relève-toi ! Ils vont arriver !
- Debout France ! Ordonna Adam en essayant de la soulever à nouveau. Vite ! S’il te plait, ils arrivent ! »
Mais l’aînée secoua la tête, grimaçante, en sueur, et se renversa en arrière, cherchant désespérément à reprendre sa respiration.
« Mon pied ! Marmonna-t-elle. Peux pas… Sûrement cassé. Peux pas, ça fait mal… Fuyez… Vite, fuyez…
- France ! Gémit Alissa. Oh ! France ! »
En larmes, elle la prit sous les épaules et tenta de la tirer. Mais chaque mouvement arrachait une plainte à France, à moitié évanouie sous l’emprise de la souffrance.
« Partez, souffla-t-elle, partez vite ! Peux pas, laissez-moi…
- Pas question ! Sanglota Alissa en la serrant dans ses bras. Nous t’emmenons ou nous restons tous les deux avec toi !
- Ne soyez pas stupides ! Se révolta France, en tentant de se dégager. Je… je les entends… Fuyez !
- Non ! » Dit Adam d’un ton ferme, l’air sombre et décidé, en parcourant des yeux les alentours à la recherche d’un endroit où les cacher.
Il trouva enfin ce qu’il cherchait : une maison à moitié effondrée au fond d’un terrain vague.
« Là ! Cria-t-il en tendant le doigt vers la ruine. Vite ! Alissa ! Portons-la là-bas ! »
Il prit l’aînée sous les genoux, Alissa sous les aisselles et ils la soulevèrent tous deux avec un parfait ensemble. Lucide quant à l’énergie qu’ils déployaient pour lui éviter de souffrir, France serra les dents et contint courageusement les gémissements de douleur qui se bousculèrent à ses lèvres à chacun de leurs pas alors qu’ils la transportaient vers l’abri. Ils venaient à peine de l’allonger dans le coin le plus reculé de la ruine, entre un tas de pierre et un mur encore intact, que les garçons vociférant passaient devant en trombe et disparaissaient dans l’artère principale grouillant de monde et de fiacres.
Les trois enfants n’osèrent bouger que plusieurs minutes après, encore tremblants.
« Ils ne nous ont pas vus ! Respira Adam, soulagé, en croisant les jambes. Nous l’avons échappé belle ! »
Alissa pencha la tête vers sa soeur et l’examina attentivement:
« France, tu vas bien ? Que s’est-il passé ? »
www.flickr.com
|
J'ai vraiment peur pour eux. Que va-t-il advenir, maintenant qu'ils n'ont plus d'argent, si France s'est vraiment cassé la jambe ?
Je ne viens pas aussi souvent que je voudrais , j'en profite pour te glisser quelques clics!!! $$$
Bisous
Pourvu qu'ils ne retombent pas sur cette bande
bisous
Quand le flambeau du monde
Quand le flambeau du monde
Quitte l'autre séjour,
Et sort du sein de l'onde
Pour rallumer le jour,
Pressé de la douleur qui trouble mon repos,
Devers lui je m'adresse, et lui tiens ce propos :
Bel astre favorable
Qui luis également,
Aux humains secourable
Fors qu'à moi seulement,
Soleil qui fais tout voir, et qui vois tout aussi,
Vis-tu jamais mortel si comblé de souci ?
Depuis que ta lumière
Vient redonner aux cieux
Sa splendeur coutumière,
Si délectable aux yeux,
Jusqu'au soir qu'elle va dans les eaux se perdant,
Mon soleil est toujours au point de l'Occident.
Une nuit éternelle,
Pleine de soin divers,
M'éblouit la prunelle,
Et tient mes yeux ouverts,
Ma lumière affaiblit, et mon âme défaut,
L'espérance me laisse et la douleur m'assaut.
Je cherche les ténèbres,
Les antres et les bois,
Dont les accents funèbres
Répondent à ma voix.
La crainte et la terreur marchent à mon côté,
Et de mes propres cris je suis épouvanté.
Ma liesse est passée,
Mes beaux jours sont ternis,
Mon âme est oppressée
De regrets infinis,
Le deuil et la tristesse accompagnent mes pas,
Et les vont adressant au chemin du trépas.
Pendant que le jour dure,
Des autres souhaité,
Je cours à l'aventure
Parmi l'obscurité,
Cherchant quelque accident qui finisse mon sort,
Et ne vivant sans plus que d'espérer la mort.
Et puis quand la nuit sombre
Vient au lieu du soleil,
Et cache sous son ombre
L'horreur et le sommeil,
Joignant les mains ensemble et levant les deux yeux,
J'adresse ma parole aux étoiles des cieux :
Astres pleins d'influence,
Aux mortels gracieux,
Qui guidez le silence
Et le somme otieux
Et ramenez la nuit dont la sombre couleur
Me semble conspirer avecques ma douleur,
Flammes claires et belles,
C'est ores que je veux
Que vous soyez fidèles
A témoigner mes voeux,
Et que votre clarté me serve de flambeau,
Pour conduire mon âme en la nuit du tombeau.
Depuis que vos images
Vont au ciel paraissant,
Et les divers présages
Aux hommes annonçant,
Jusqu'au point que Thétis les reçoit en ses flots,
Jamais mes tristes yeux du sommeil ne sont clos.
Mille étranges pensées,
Mille tourments secrets,
Mille offenses passées,
Mille cuisants regrets
Forcent ma patience, et ne me laissent point
Endormir au souci qui sans cesse me point.
Les peines éternelles,
Les supplices divers
Des âmes criminelles
Qui souffrent aux enfers,
Agitent mon esprit privé de son repos,
Que mainte flamme obscure étonne à tout propos.
Parmi cent mille alarmes
Je passe ainsi les nuits,
Les yeux remplis de larmes,
Et le coeur plein d'ennuis,
N'ayant autre confort qu'à penser seulement
Que j'ai plus offensé que je n'ai de tourment.
Mais celui dont la grâce
S'éloigne de mon chef
Fera luire sa face
Dessus moi derechef.
Alors je recevrai ma première clarté,
Changeant mes nuits d'hiver aux plus beaux jours d'été.
Bonne soirée avec bises !
Toujours autant pris par quelques evenements , alors je me leve une heure avant pour repondre. Et soso est dans le meme cas que moi ! hi hi hi
@ +
Pat