La Plume de Giacometti


DSCN3528-1J’aime écrire. J’ai dû tenir une plume avant de tenir debout. Des textes, des poésies, des nouvelles, un journal. J’écris comme je respire: pour vivre. Ma complicité avec ma plume ne cesse de me surprendre moi-même : elle a toujours quelque chose à poser sur la page blanche et je la suis. C’est ainsi qu’est née la trilogie "Les petites filles de décembre", un roman plein d’émotions, une merveilleuse histoire d’amitié qui tourne autour d’un lourd secret de famille, un suspens qui tient en haleine... et qu'ont suivi les poésies où je me laisse aller aux confidences...

Ce que j'aime encore ? Photographier ce qui m'entoure. Toujours armée de mon Canon ou mon Fuji, j'aime me promener autour de la ferme et prendre l'image qui flashe mon regard: mes enfants, une fleur, un paysage, un animal... Mon appareil photo, je l'embarque partout où je vais, même au travail. Je suis capable de m'arrêter en bord de route quand je voyage parce que j'ai vu LA photo. Vous savez ? Celle qu'il faut absolument prendre. Au risque de se faire emboutir par la voiture qui suit ou se faire écraser par la voiture qui arrive !
Et oui. Autant j'ai mon carnet de note et mon crayon dans mon sac à main, le besoin d'écrire peut prendre n'importe quand, n'importe où, autant je trimbale mon matériel photo (boitier et objectifs) dans un sac à dos que je tiens à portée. Parce que, idem, le plaisir de figer le moment peut prendre n'importe quand, n'importe où. Alors je me tiens prête ...


“Je parle avec ma main, tu écoutes avec tes yeux et nous nous comprenons, n'est ce pas, en un seul sourire.”
 

(Shi Tao)
     
       
  L'amie plume 

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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 06:12


Je suis lasse ce soir.

Ma plume repose en silence sur la page encore blanche. Elle espère. Frémit légèrement, cajolée par le désir, par la fantaisie. Elle a toujours envie de glisser sur ma page. Mais je suis lasse ce soir. Et elle ne suffit pas à ranimer ma flamme …

Je veux dormir.

Ma plume sourit. Ma plume comprend. Ma plume chuchote. Ouvre la porte. Je ferais le tour du monde. Ouvre la porte, j’irais vers d’autres horizons. Ouvre la porte, je reviendrais te raconter la vie, te parler d’hommes fous et audacieux, te chanter leurs louanges oubliées, te fredonner les espoirs merveilleux qui naissent dans leurs yeux meurtris. Ouvre la porte. Tu sais que toi et moi …

Je commence à croire.

Ma plume est convaincante, ce soir. Je propose ma main hésitante. Et ma plume glisse sur ma page blanche. Doucement. Sûrement.

Je veux écrire.

Ma plume sait ouvrir les portes. Toutes les portes. Même des cœurs les plus endurcis. Comme le mien, certain soir …

 

Communauté : L'âme du poète - Publié dans : Ecriture
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 06:12


Si tu pleures trop parce que tu as perdu ton soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles - anonyme 

Communauté : Pensées d'ailleurs - Publié dans : Pensées
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Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /Oct /2007 13:27

Le cœur de Daniel battait à grand coup dans sa poitrine. Il vit le cadre. Il imagina lui aussi la belle Elaura … Sans doute qu’elle était aussi belle que cette jeune fille qu’il avait sous les yeux à cet instant. Il saisit alors son expression :
« Tu es triste, Alicia ? »
Elle sursauta violemment. Dans le même mouvement, ses beaux yeux, immenses et brillants, se levèrent vers lui. Elle sourit :
« Non … pas vraiment. Je m’interroge … »
Il hocha la tête bravement, comme s’il comprenait, et s’approcha :
« Elle est belle, Elaura …
-          Oui … »
Tous deux contemplèrent un moment le portrait que tenait Alicia. Le premier Daniel rompit le silence qui s’était installé entre eux. Il regarda Alicia avec comme une sorte de vague inquiétude au fond de sa prunelle bleue :
« Tu es belle, toi aussi, Alicia ! »
Elle sourit à nouveau, émue :
« Merci, Daniel !
-          Tu ressembles beaucoup à Elaura …
-          Oui !
-          C’est normal, n’est ce pas ? Répartit Daniel d’une voix étranglée. C’est ta vraie maman ! »
Il avait subitement des larmes pleins les yeux. Alicia, d’abord surprise par le ton douloureux de sa voix, sentit son cœur lui manquer face aux sanglots qui secouaient la poitrine du jeune garçon blond.
« Daniel …
-          Et moi ? Balbutia-t-il, l’air infiniment malheureux. Si maman n’est plus ta maman, si papa n’est pas ton papa … moi, je ne suis plus ton petit frère ? C’est que Théa ta sœur ? Je ne suis plus ton frère, hein ? »
La colère aussi subitement remplaçait dans ses beaux yeux bleus le désespoir qui avait noyé ses paroles de larmes. Bouleversée, Alicia posa une main sur son épaule :
« Daniel …
-          Tu ne vas plus m’aimer ! Cria-t-il en se dégageant d’un coup sec. Tu n’aimes que Théa ! Même papa et maman, tu ne vas plus les aimer … Tu vas partir à Berlin retrouver ta vraie famille ! Tu ne vas plus revenir, hein ? Tu vas nous laisser ! Tu vas m’oublier ! Je ne compte plus, moi ! Pourtant… »
Il arrêta un instant, suffoqué. Il tremblait. Alicia voulut lui attraper la main, réalisant soudain toute l’angoisse de ce petit garçon qui n’avait jusqu’à présent abordé le sujet avec personne, acceptant la situation facilement, trop facilement d’ailleurs. Mais il s’échappa. Ses larmes débordèrent, à la fois douloureuses et furieuses, tendis qu’il attachait son tendre regard au sien :
« Pourtant, je t’aime, moi ! Et je ne veux pas que tu partes ! Je veux que tu restes ma sœur ! Je veux que maman soit toujours ta maman et papa toujours ton papa ! »
Avant qu’Alicia n’ait pu faire un mouvement, il pivota sur ses talons, passa en courant devant Théa qui venait de rentrer dans la pièce sans lui jeter un seul regard et se précipita dans sa chambre au fond du couloir dont il claqua la porte avec une détresse qui n’échappa ni à Alicia, clouée sur place par l’angoisse, ni à Théa, surprise par sa réaction. Elles se regardèrent …
Communauté : SOIF DE LIRE... - Publié dans : Ecriture
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Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /Oct /2007 08:25

L'univers nous aide toujours à nous battre pour nos rêves, si bêtes qu'ils puissent paraître. Parce que ce sont nos rêves, et nous sommes seuls à savoir combien il nous a coûté de les rêver - Paulo COELHO
Communauté : Pensées d'ailleurs - Publié dans : Pensées
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  • Ecrivain depuis toute enfant, photographe amateur, maman de deux enfants formidables, je travaille accessoirement comme formatrice en insertion et suis mariée à un vigneron ...

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