La Plume de Giacometti


DSCN3528-1J’aime écrire. J’ai dû tenir une plume avant de tenir debout. Des textes, des poésies, des nouvelles, un journal. J’écris comme je respire: pour vivre. Ma complicité avec ma plume ne cesse de me surprendre moi-même : elle a toujours quelque chose à poser sur la page blanche et je la suis. C’est ainsi qu’est née la trilogie "Les petites filles de décembre", un roman plein d’émotions, une merveilleuse histoire d’amitié qui tourne autour d’un lourd secret de famille, un suspens qui tient en haleine... et qu'ont suivi les poésies où je me laisse aller aux confidences...

Ce que j'aime encore ? Photographier ce qui m'entoure. Toujours armée de mon Canon ou mon Fuji, j'aime me promener autour de la ferme et prendre l'image qui flashe mon regard: mes enfants, une fleur, un paysage, un animal... Mon appareil photo, je l'embarque partout où je vais, même au travail. Je suis capable de m'arrêter en bord de route quand je voyage parce que j'ai vu LA photo. Vous savez ? Celle qu'il faut absolument prendre. Au risque de se faire emboutir par la voiture qui suit ou se faire écraser par la voiture qui arrive !
Et oui. Autant j'ai mon carnet de note et mon crayon dans mon sac à main, le besoin d'écrire peut prendre n'importe quand, n'importe où, autant je trimbale mon matériel photo (boitier et objectifs) dans un sac à dos que je tiens à portée. Parce que, idem, le plaisir de figer le moment peut prendre n'importe quand, n'importe où. Alors je me tiens prête ...


“Je parle avec ma main, tu écoutes avec tes yeux et nous nous comprenons, n'est ce pas, en un seul sourire.”
 

(Shi Tao)
     
       
  L'amie plume 

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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 04:08

Et oui, une suite prévue à "Petite Lady". 

Un nouveau roman qui se met en place dans la tête de votre amie Plume avec la même émotion : une future et belle aventure pleine  d'amour, d'amitié, de faits historiques...

 

Mais pas pour tout de suite, bien sûr, puisque l'écriture de "Les Vanupieds" lui occupe encore l'esprit et remplit son temps.

 

Allez, une mise en bouche dans l'épilogue de "Petite Lady" :

 

"Bombay. Les Indes occidentales.15 ans plus tard.

La superbe frégate à trois rangées de canons, le drapeau du Royaume d’Angleterre flottant à la vigie, jette l’ancre dans le port grouillant de cris, d’odeurs pestilentielles et de dockers.

Sur le pont, Victoria Lorient De Loxley, grande et belle jeune fille aux longs cheveux noirs, n’a pas assez de ses deux yeux bleus pour tout regarder. Elle échange des regards joyeux avec l’Amiral, son père, commandant en chef de la flotte anglaise, et la Baronne De Loxley, sa mère, plus émue et heureuse qu’eux tous réunis.

Victoria cherche. Elle veut les voir. La première. Elle sait qu’ils sont là, quelque part sur le port de Bombay, peut-être dans cette belle maison blanche à colonnade ? Ou au bout des Quais, perdus dans la foule de turbans et de saris qui s’amasse ? Mais elle sait qu’ils sont là et qu’impatients, ils les attendent.

Victoria cherche. Elle veut le voir. La première. Son cousin, Chandra Iravan De Loxley, de deux ans son cadet. Sans doute est-il comme elle, ses yeux aussi bleus que les siens, disent les lettres, à chercher lui aussi sur le pont du navire sa présence, debout, immobile dans le souffle du large, non loin de l’Ambassadeur d’Angleterre, son père, et de la légendaire Petite Lady, sa mère.

Là, au bout du Quai. Ou dans la belle maison blanche à colonnade.

Depuis si longtemps."

 

Donc vous l'aurez compris : les Indes. Ses mystères, sa misère, ses fastes...

 

 

 

 

Peut-être un titre se dessinant et se précisant au fur et à mesure que la musique joue le timbre oriental...

Peut-être quelque chose comme "Les Princes du Dekkan"...

Peut-être...

  

Plume travaille.

Plume imagine.

Plume regarde les images

et laisse courir sur sa page

l'encre de sa fantaisie.

  

Bientôt. 

 

  



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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 05:36

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Communauté : Embellissons nous la vie - Publié dans : Photos
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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 05:45

Dans un monde idéal de joyeux compères

Elle danse sur les héritages de ses pères

Le coeur accroché à l'histoire de ses mères,

Et l'esprit parfumé d'une fantaisie éphémère.

 

Dans son présent de curieux visionnaires

Elle marche sur des nuages extraordinaires,

Les yeux ouverts sur un immense arc en ciel,

Et les narines offertes à nos senteurs de miel.

 

Dans son passé honteux délibérément oublié,

Elle laisse ses souvenirs ridicules se délier,

Le regard enseveli sous une course effrénée,

Et les mains tendues à de courageuses aînées.

 

Dans son futur totalement désorganisé

Elle abandonne ses espoirs au goût anisé,

Le corps écartelé en cauchemars insensés,

Et le visage meurtri d'hasards encensés.

 

Inédit@Plume 2010

 

 

 

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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 04:44

 

Les Vanupieds (43) :         Les Vanupieds (44) :           Les Vanupieds (45) :    

Les Vanupieds (46) :

 

 

A peine la porte se refermait-elle sur la fine silhouette de Sœur Mérédith que Mme Sanders s’exclamait, outrée :

« Mais enfin, avez-vous donc perdu la tête, mon ami ? Vous n’allez pas laisser cette gamine n’en faire qu’à son bon vouloir tout de même ? C’est tout à fait… »

Il l’interrompit d’un geste. Le sourire aux lèvres, le regard pétillant, il se renversa sur le dossier et croisa les bras sur son torse. Alors Mme Sanders se calma, édifiée par l’éclat particulièrement amusé de ses yeux.

« Vous venez d’avoir une idée lumineuse, vous !

-    Je n’ai pas l’intention de me laisser faire par cette… Voyons ? Comment s’appelle-t-elle déjà, cette fichue gosse ? L’avez-vous vue, ma mie ?

-    Oui. Quand Sœur Mérédith les a ramenés d’en ville. L’enfant a une balafre qui lui traverse le visage de la tempe à la lèvre opposée. C’est la seule chose qui m’a frappée. Parce que cela lui donnait un air… Comment dire ? Un… Un air sauvage… Oui c’est bien ça, un air très sauvage.

-    Hum… »

Sanders fronça les sourcils.

« Je ne doute pas de la clairvoyance de Sœur Mérédith. Déclara-t-il après une minute de silence qu’il avait passée, sembla-t-il, à réfléchir. Elle sait ce qu’elle dit. La môme à la balafre risque de nous causer des ennuis. J’aime briser les caractères. Je briserai celui de cette gosse, ma mie, aussi redoutable qu’il puisse apparaître aux yeux de la bonne sœur. Nous allons la mâter. »

Son regard étincela de plaisir et il se frotta les mains, satisfait.

« Cela va donner un peu de piment à la monotonie de la fondation. Et si la môme est vraiment aussi terrible, tant mieux ! Je prendrai davantage de plaisir à faire d’elle une loque humaine ! Ça promet d’être infiniment intéressant! »

Mme Sanders, radieuse, entoura son cou de ses bras potelés :

« Vous êtes épatant ! S’exclama-t-elle en riant. Je ne manquerai le spectacle pour rien au monde ! Comment allez-vous donc vous y prendre, très cher ?

-    Pour commencer, je crois que les deux plus jeunes doivent payer le séjour de leur sœur, non ? Alors… »

 

 

Sœur Mérédith poussa doucement la porte de la chambre et, émue, contempla longuement en silence l’enfant brune assise sur le lit, tournant la tête vers la fenêtre ouverte sur la cour de la fondation.

France lui dévoilait son profil long et fin dans les pâles rayons du soleil. Elle avait à cet instant dans ses grands yeux noirs une sorte de mélancolie qui abaissait tristement ses longs cils sur le brillant intense de sa prunelle, heurtée par les murs, inquiète d’Adam et d’Alissa, perdue dans le bleu du ciel… Sœur Mérédith joignit les mains avec ravissement. Que l’enfant était belle ainsi dans le scintillement du soleil ! Quand on ne voyait pas la balafre et qu’on la surprenait comme elle était et non comme elle savait si bien se montrer !

Sœur Mérédith s’avança sans bruit vers le lit où la fillette reposait depuis plusieurs jours. France ne l’entendit vraisemblablement pas car elle ne bougea pas. Alors la religieuse vit ce qu’elle contemplait avec tant d’attention par delà la fenêtre : Adam et Alissa était occupés là-bas près du hangar à arracher les mauvaises herbes dans le jardin des Sanders, tâche que l’intendant leur avait assignée une heure plus tôt et qu’ils accomplissaient avec ardeur, désireux de s’acquitter de leur devoir avant de retourner au plus vite auprès de leur sœur. Et France, furieuse d’être aussi impuissante, les regardait faire, surveillant le moindre de leurs mouvements et les alentours. Depuis qu’ils étaient à la fondation, elle ne les avait jamais quittés une seule seconde des yeux, comme si elle avait au fond du cœur la crainte tenace de se retrouver séparée d’eux.

Sœur Mérédith, submergée d’affection, approcha instinctivement sa main de ses longs cheveux bruns et les caressa doucement. France eut un violent sursaut et se rejeta aussitôt en arrière, le cœur battant à tout rompre. Quand elle la reconnut, ses sourcils noirs se froncèrent et elle darda sur elle un regard furibond :

« Ne recommencez jamais ça, vous entendez ? Jamais !

-    Pardonne-moi, France ! Je suis confuse, je ne voulais pas te faire peur ! Mais… Mais je n’ai pas pu m’empêcher de…

-    Ne recommencez pas, c’est tout ! Dit l’enfant sur un ton sec. Ce n’est pas la peine de vous excuser. »

Ses yeux, très sombres, ne se détendaient pas, dans cette étrange attitude de méfiance, de défense même, songea Sœur Mérédith, surprise. Elle lui sourit.

« Tu es toujours aussi crispée, France. Tu sais pourtant que je ne te veux aucun mal ! Ne veux-tu donc pas te détendre un peu en ma compagnie ? »

France plissa légèrement les paupières. Mais elle ne répondit pas, se contentant de croiser les bras et de l’observer en silence.

« Je sais que tu n’es pas une mauvaise petite, murmura la religieuse avec douceur, espérant ainsi l’amadouer. Pourquoi te montres-tu si glaciale envers moi ? Je ne cherche qu’à t’aider. Et j’aimerais gagner ta confiance. Me laisseras-tu une chance d’y parvenir ? »

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  • Ecrivain depuis toute enfant, photographe amateur, maman de deux enfants formidables, je travaille accessoirement comme formatrice en insertion et suis mariée à un vigneron ...

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