La Plume de Giacometti


DSCN3528-1J’aime écrire. J’ai dû tenir une plume avant de tenir debout. Des textes, des poésies, des nouvelles, un journal. J’écris comme je respire: pour vivre. Ma complicité avec ma plume ne cesse de me surprendre moi-même : elle a toujours quelque chose à poser sur la page blanche et je la suis. C’est ainsi qu’est née la trilogie "Les petites filles de décembre", un roman plein d’émotions, une merveilleuse histoire d’amitié qui tourne autour d’un lourd secret de famille, un suspens qui tient en haleine... et qu'ont suivi les poésies où je me laisse aller aux confidences...

Ce que j'aime encore ? Photographier ce qui m'entoure. Toujours armée de mon Canon ou mon Fuji, j'aime me promener autour de la ferme et prendre l'image qui flashe mon regard: mes enfants, une fleur, un paysage, un animal... Mon appareil photo, je l'embarque partout où je vais, même au travail. Je suis capable de m'arrêter en bord de route quand je voyage parce que j'ai vu LA photo. Vous savez ? Celle qu'il faut absolument prendre. Au risque de se faire emboutir par la voiture qui suit ou se faire écraser par la voiture qui arrive !
Et oui. Autant j'ai mon carnet de note et mon crayon dans mon sac à main, le besoin d'écrire peut prendre n'importe quand, n'importe où, autant je trimbale mon matériel photo (boitier et objectifs) dans un sac à dos que je tiens à portée. Parce que, idem, le plaisir de figer le moment peut prendre n'importe quand, n'importe où. Alors je me tiens prête ...


“Je parle avec ma main, tu écoutes avec tes yeux et nous nous comprenons, n'est ce pas, en un seul sourire.”
 

(Shi Tao)
     
       
  L'amie plume 

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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 05:25

Histoire sans paroles

 

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Quelque part entre Narbonne-Plage et St Pierre la Mer,

dimanche 27 juin 2010 - 30° à l'ombre.

  

 

  




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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 09:06

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Brest est une commune française de Bretagne, chef-lieu d’arrondissement du département du Finistère. Ses habitants sont appelés les Brestois et Brestoises.

C'est un port important, notamment militaire, à l'extrémité ouest de la Bretagne et de la France. La ville se situe à la pointe occidentale de l’Europe continentale, d'où l'expression « L'Europe de Brest à Brest »

 

Si Brest est connue pour son pont de Recouvrance, son arsenal militaire et sa rue de Siam, elle l’est aussi par son urbanisme décrié : d’abord louée comme la ville la plus moderne de Bretagne dans les années 1950-1960, surnommée « Brest la blanche » (dû à l’utilisation massive des enduits blancs qui étaient les seuls hydrofuges efficaces bon marché)[9], l’image de la ville ne tarda pas à se ternir dans les années 1970 ; les dernières années ont vu l’ébauche de coloration des façades dont beaucoup étaient devenues grises avec le temps.

Le château et la tour Tanguy sont les deux monuments les plus anciens dans une ville dont le bâti a été quasiment entièrement renouvelé dans sa partie historique après-guerre ; néanmoins, à Recouvrance, les cent mètres du bas de la rue Saint-Malo, authentique habitat populaire du XVIIIe siècle, constituent une promenade pittoresque qui rappelle la ville d’avant-guerre.

 

Entre 1940 et 1944, la ville subit les bombardements des Alliés. La ville sera la cible de 165 bombardements indiscriminés faisant d'innombrables victimes parmi les civils. Du 7 août au 18 septembre 1944, Brest reçoit 30 000 bombes et 100 000 obus. À l’issue des bombardements, sur les 16 500 immeubles que comptait initialement la ville, 7 000 sont totalement détruits (42 %). Sur les 4 000 immeubles du centre historique seuls 400 étaient intacts en septembre 1944. En 1944, seuls 200 immeubles étaient encore debout, dont 4 dans le centre-ville.

  

(…)
"Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.»

 

Jacques Prévert

 

 

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Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /Juin /2010 08:52

Mon ami le vent,

Raconte de belles histoires

Celles d'avant

Celles qui portent nos espoirs.

 

Mon ami le vent

Chante à tue tête autour de moi

Ces chants d'avant

Ces chants qui parlent nos émois.

 

Mon ami le vent

Fabrique bien des merveilles,

Celles d'avant

Celles qui enchantent nos veilles.

 

Mon ami le vent

Est vraiment mon meilleur ami,

Celui d'avant 

Celui qui noie tourments et ennuis.

 

inédit@Plume 2010

 

  

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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 04:30

Les Vanupieds (43) :         Les Vanupieds (44) :           Les Vanupieds (45) :    

Les Vanupieds (46) :        Les Vanupieds (47) :           Les Vanupieds (48) :

 

 

-    Ne sois pas aussi intolérante, je t’en prie, tu es encore si jeune ! L’homme est un être faible. Il faut lui pardonner. C’est plus facile de faire le mal que de faire le bien. Nous devons pardonner. Seul Dieu est amène à juger.

-   Sœur Mérédith, s’impatienta France, irritée, il vous faut comprendre une chose : nous ne sommes pas du même côté de la barrière. Vous parlez pour rien. Je ne vous comprends pas et vous ne me comprenez pas. Restons en là, d’accord ? »

Sœur Mérédith soupira tristement.

«  Est-ce que tu veux pourtant essayer de comprendre que c’est mon devoir de te convaincre ? Parce que je porte ce voile ? »

France se dressa d’un seul coup dans le lit, emportée par la fureur :

« Et vous, vous pouvez comprendre ce qu’est mon devoir à moi ? »

Elle tendit le doigt vers les deux enfants blonds qui travaillaient sans relâche sous le soleil, là-bas, près du hangar.

« C’est eux ! C’est de les protéger parce qu’ils sont trop confiants dans leur vision du monde ! Parce qu’ils ont dans le cœur quelque chose de merveilleux qui les détruira si personne ne leur apprend à s’en méfier ! Non, Sœur Mérédith ! Vous ne savez pas ! Vous ne connaissez rien ! Moi, je ne porte pas de voile mais je m’appelle France Célone et je suis l’aînée. J’ai pris des décisions que je regrette et qui me font cauchemarder la nuit mais c’était mon devoir ! J’ai abandonné ma petite sœur à la duchesse parce que c’était sa seule chance de vivre, je l’ai vendue même dirait Alissa, mais c’était mon devoir ! Mon devoir, à moi, Sœur Mérédith, c’est d’agir comme l’aînée, pour eux, Adam et Alissa, parce qu’ils iront un jour sur leur propre chemin et que je dois leur apprendre à y survivre ! Moi, je ne porte pas de voile et je ne rêve pas. Je n’ai rien à payer… Contrairement à vous, Sœur Mérédith. Mais le voile n’efface pas les souvenirs, pas vrai ? »

Elle abaissa le bras et s’appuya contre le montant du lit, haletante, posant des yeux tristement farouche et résolus sur la religieuse médusée. Cette dernière finit par sourire, d’un sourire qui tremblait. Elle tendit la main et toucha légèrement sa joue frémissante de révolte :

« Je… »

Elle déglutit difficilement.

« Je sais… »

Elle se pencha et osa effleurer son front de ses lèvres. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, l’enfant ne broncha pas. Trop épuisée pour réagir davantage sans doute.

« J’ai mal abordé le sujet. C’est ma faute. Pourtant je voudrais que tu me croies quand je te dis que je te comprends. Est-ce que tu me crois, France ?

-  Je vous crois, murmura l’enfant avec une sorte de gentillesse.

-  Je te montrai quelque chose quand tu seras un peu mieux, reprit Sœur Mérédith, animée d’un nouvel espoir. Accepteras-tu de me suivre ?

-  Peut-être… »

Elle marqua un temps d’arrêt et la fixa droit dans les yeux :

« Mais avec Adam et Alissa. 

-  Oui, bien sûr. C’est promis. »

France parut satisfaite. Elle retrouva même le sourire.

« Vraiment, vous êtes bizarre, vous ! »

Sœur Mérédith se mit à rire.

« Ah ? Et pourquoi donc, mon enfant ? »

Le sourire de France s’élargit, l’air goguenard.

« Un, je ne suis pas votre enfant. Deux, vous êtes très gentille avec nous. »

Attendrie, la religieuse hocha la tête :

« Est-ce ceci qui est bizarre ?

- Oui.

- Mais c’est normal, France.

- Pas pour moi. »

Touchée, Sœur Mérédith resta une seconde silencieuse :

« Alors… C’est plus qu’un compliment dans ta bouche ? »

Le regard de la brune enfant et celui de la jeune femme se croisèrent. France ne semblait pas vraiment comprendre ce que signifiaient ses paroles.

« Je ne sais pas, répondit-elle, je le pense, c’est tout. »

Des larmes jaillirent des yeux émeraude de la religieuse :

« Tes propos me… me procurent beaucoup de plaisir, tu sais… »

France l’observa avec inquiétude :

« Pourquoi vous pleurez ?

- Parce que… Parce que je suis heureuse de t’avoir entendu parler ainsi…

- Ah ? Oui ? »

France était stupéfaite :

« Et comment ça se fait ?

- Voyons, France, on peut pleurer de joie !

- Ah ? Bon ? »

France écarta les bras, l’air navré. Sœur Mérédith éclata d’un rire franc et sonore :

« Mais bien sûr, ma chérie ! Oh ! Tu es absolument épatante, France, épatante ! »

L’enfant haussa les sourcils avec étonnement… Puis posa un doigt sur ses lèvres et réfléchit une courte seconde :

« La dernière fois que j’ai été épatante, raconta-t-elle enfin, c’est quand j’ai construit une broche pour faire cuire le lapin sur tous ses côtés… »

Sœur Mérédith rit de plus belle, et tant qu’elle finit par en pleurer. France s’en inquiéta à nouveau :

« Vous pleurez encore de joie ?

- Non ! Non ! Cette fois je pleure parce que je ris trop !

- Ah ? Oui ? »

France la contempla avec une grande pitié. Visiblement elle se demandait si la religieuse avait toute sa tête. Cette dernière essuya ses yeux à l’aide de son mouchoir, un beau mouchoir en soie blanche dans le coin duquel étaient brodé un M et un E. France remarqua les formes sinusoïdales et la qualité étonnante du tissu, se souvint que la duchesse en avait d’identiques, ce qui faisait une richesse plutôt détonante entre les mains d’une bonne sœur, mais elle ne fit aucun commentaire alors que la jeune femme en voile s’exclamait :

« Et bien ! Il y a longtemps que je n’avais pas autant ri ! Nous deviendrons de bonnes amies, toi et moi !

- Peut-être. »

Sœur Mérédith joignit les mains et lui sourit tendrement.

« Oui, tu as raison, peut-être. Au moins, tu ne perds pas le nord, France. C’est une grande qualité. Quoique tu fasses, mon enfant, tu le réussiras. Tu as le tempérament d’une gagnante. »

France réprima un sourire indulgent. Lewis lui avait dit la même chose. Elle finirait sans doute par le croire. Un jour.

 

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