La Plume de Giacometti


     
J’aime écrire. J’ai dû tenir une plume avant de tenir debout. Des textes, des poésies, des nouvelles, un journal. J’écris comme je respire : pour vivre. Ma complicité avec ma plume ne cesse de me surprendre moi-même : elle a toujours quelque chose à poser sur la page blanche et je la suis. C’est ainsi qu’est née la trilogie "Les petites filles de décembre", un roman plein d’émotions, une merveilleuse histoire d’amitié qui tourne autour d’un lourd secret de famille, un suspens qui tient en haleine... et qu'ont suivi les poésies où je me laisse aller aux confidences...

Ce que j'aime encore ? Photographier ce qui m'entoure. Toujours armée de mon Canon ou mon Fuji, j'aime me promener autour de la ferme et prendre l'image qui flashe mon regard: mes enfants, une fleur, un paysage, un animal... Mon appareil photo, je l'embarque partout où je vais, même au travail. Je suis capable de m'arrêter en bord de route quand je voyage parce que j'ai vu LA photo. Vous savez ? Celle qu'il faut absolument prendre. Au risque de se faire emboutir par la voiture qui suit ou se faire écraser par la voiture qui arrive !
Et oui. Autant j'ai mon carnet de note et mon crayon dans mon sac à main, le besoin d'écrire peut prendre n'importe quand, n'importe où, autant je trimbale mon matériel photo (boitier et objectifs) dans un sac à dos que je tiens à portée. Parce que, idem, le plaisir de figer le moment peut prendre n'importe quand, n'importe où. Alors je me tiens prête ...


“Je parle avec ma main, tu écoutes avec tes yeux et nous nous comprenons, n'est ce pas, en un seul sourire.”
 

(Shi Tao)
     
       
   

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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 04:49
La Nouvelle 027

La Nouvelle 026

La Nouvelle 017

La Nouvelle 016


Le monde dans lequel vit l'enfant
N'est fait que de jeux et d'innocence.
C'est l'enfant libre et insouciant
Qui se joue des limites d'occident.



Communauté : Photographies - Publié dans : Photos
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 04:26
J'ai peur de ce qui entraîne
Pas de mes pas, ni des tiens
Mais des autres Maîtres.
J'ai peur de ce qui résonne
Pas de mon ombre, ni de la tienne,
J'ai peur des autres personnes.

Elle n'étreint que le silence
Cette peur irraisonnée de l'autre,
Elle ne touche que l'innocence
Cette peur sournoise qui se vautre.

J'ai peur de ce qui retient
Pas de mon image, ni de la tienne,
Mais des autres vilains.
J'ai peur de ce qui enchaîne
Pas de mon passé, ni du tien,
J'ai peur des autres règnes.

Elle ne vit que de méfiance
Cette peur étrange de l'humain
Elle ne meurt que d'indifférence
Cette peur irascible du lendemain.

Pourquoi peur de ce qui résonne?
De ce qui retient et entraîne
De ce qui nous enchaîne,
Ou des autres personnes?
Qu'elles fussent Valet ou Maître,
Elles n'en seront jamais qu'Homme.

Comme toi
Comme moi,
Un bel espoir
Une autre histoire.

inédit @Plume


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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 05:53
Les Vanupieds (1) :                Les Vanupieds (2) :             Les Vanupieds (3) :      
Les Vanupieds (4) :                Les Vanupieds (5) :             Les Vanupieds (6) :
Les Vanupieds (7) : là               Les vanupieds (8) :              Les Vanupieds (9) :
Les Vanupieds (10) :              Les Vanupieds (11) :
          Les Vanupieds (12) :
Les Vanupieds (13) :              Les Vanupieds (14) :           Les Vanupieds (15) :
Les Vanupieds (16) :               Les Vanupieds (17) :            Les Vanupieds (18) :
Les Vanupieds (19) :               Les Vanupieds (20) :           Les Vanupieds (21) :
Les Vanupieds (22) :            Les Vanupieds (23) : là          Les Vanupieds (24) :

 

Alissa et Adam détalèrent à toutes jambes tandis que les pièces volaient dans toutes les directions et s’éparpillaient sur les pavés. Les garçons se ruèrent dessus en jurant et en se bousculant.

France en profita pour rejoindre à toute vitesse son frère et sa sœur, et les entraîna dans une rue aux maisons délabrées. Au moment où, à toute allure, ils s’élançaient vers l’avenue, un grand cri retentit :

« Ils ont des sacs ! Après eux ! »

Soucieuse, France accéléra, consciente de la nécessité de fuir au plus vite, serrant de près son frère et sa sœur qui courraient à perdre haleine devant elle. La bande s’était lancée à leur poursuite. France l’apercevait loin derrière eux quand elle jetait des coups d’œil anxieux par-dessus son épaule. Elle cavalait aussi vite qu’elle le pouvait mais s’essoufflait singulièrement et Adam et Alissa la distançaient de plus en plus.

Ces derniers ralentirent pour l’attendre :

« Vite ! S’impatienta Adam, affolé. Vite !

- Courrez ! S’irrita France. Courrez sans vous retourner ! Allez ! »

Elle comprenait qu’elle ne tiendrait pas ce rythme encore longtemps. La faiblesse qui la submergeait dans cette folle course l’agaçait plus qu’elle ne l’inquiétait. La prise de conscience aidant, elle cherchait, haletante, comment mettre son frère et sa sœur à l’abri lorsque ses jambes se dérobèrent soudain sous elle. Elle poussa une exclamation de surprise et s’étala de tout son long, heurtant assez rudement les pavés glissant de la rue.

Adam et Alissa s’arrêtèrent net et rebroussèrent chemin afin de l’aider. Avant que France, très secouée par sa chute, n’ait eu le temps de reprendre ses esprits, ils l’avaient empoignée et voulurent la relever. Aussitôt qu’elle posa son pied sur le sol, France ne put retenir un cri et devint livide, le souffle coupé par la douleur qui irradia dans toute sa jambe.

« France ! France ! Balbutia Alissa. Qu’est ce qu’il y a ? Relève-toi ! Ils vont arriver !

- Debout France ! Ordonna Adam en essayant de la soulever à nouveau. Vite ! S’il te plait, ils arrivent ! »

Mais l’aînée secoua la tête, grimaçante, en sueur, et se renversa en arrière, cherchant désespérément à reprendre sa respiration.

« Mon pied ! Marmonna-t-elle. Peux pas… Sûrement cassé. Peux pas, ça fait mal… Fuyez… Vite, fuyez…

- France ! Gémit Alissa. Oh ! France ! »

En larmes, elle la prit sous les épaules et tenta de la tirer. Mais chaque mouvement arrachait une plainte à France, à moitié évanouie sous l’emprise de la souffrance.

« Partez, souffla-t-elle, partez vite ! Peux pas, laissez-moi…

- Pas question ! Sanglota Alissa en la serrant dans ses bras. Nous t’emmenons ou nous restons tous les deux avec toi !

- Ne soyez pas stupides ! Se révolta France, en tentant de se dégager. Je… je les entends… Fuyez !

- Non ! » Dit Adam d’un ton ferme, l’air sombre et décidé, en parcourant des yeux les alentours à la recherche d’un endroit où les cacher.

Il trouva enfin ce qu’il cherchait : une maison à moitié effondrée au fond d’un terrain vague.

« Là ! Cria-t-il en tendant le doigt vers la ruine. Vite ! Alissa ! Portons-la là-bas ! »

Il prit l’aînée sous les genoux, Alissa sous les aisselles et ils la soulevèrent tous deux avec un parfait ensemble. Lucide quant à l’énergie qu’ils déployaient pour lui éviter de souffrir, France serra les dents et contint courageusement les gémissements de douleur qui se bousculèrent à ses lèvres à chacun de leurs pas alors qu’ils la transportaient vers l’abri. Ils venaient à peine de l’allonger dans le coin le plus reculé de la ruine, entre un tas de pierre et un mur encore intact, que les garçons vociférant passaient devant en trombe et disparaissaient dans l’artère principale grouillant de monde et de fiacres.

Les trois enfants n’osèrent bouger que plusieurs minutes après, encore tremblants.

« Ils ne nous ont pas vus ! Respira Adam, soulagé, en croisant les jambes. Nous l’avons échappé belle ! »

Alissa pencha la tête vers sa soeur et l’examina attentivement:

« France, tu vas bien ? Que s’est-il passé ? »


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